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Culture

Goulam, l’ingénieur qui a fait chanter les Comores

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Goulam est né en 1991 à Mutsamudu, sur l’île d’Anjouan. Il arrive en France en 2007, et c’est là que se construit, petit à petit, la musique qu’on lui connaît aujourd’hui — un mélange qui doit autant à ses racines comoriennes qu’à ce qu’il a absorbé une fois sur place.

Un ingénieur qui fait de la musique, pas l’inverse

Avant d’être chanteur, Goulam est ingénieur informatique. Diplômé en 2014, il a mené ses études et sa carrière artistique en parallèle — pas l’un après l’autre. Cette double vie laisse une trace dans sa musique : il joue du piano, de la guitare, de la batterie, et compose lui-même ses morceaux avec un soin qui sent la précision plus que l’improvisation.

Toirab et hip-hop, sans complexe

Sa musique pioche dans le toirab et le mgodro, les rythmes traditionnels comoriens, et les mélange au reggae, au zouk, à l’afrobeat, au hip-hop. Ses premiers projets, Entre Deux en 2011 puis l’EP Retour aux sources en 2015, posent déjà les bases de ce style à cheval entre deux mondes. Le vrai tournant arrive en 2016 avec Nyora Mbili, qui dépasse les 500 000 vues en trois mois et installe pour de bon ce mélange entre comorien et français.

Près d’un million d’abonnés, et une scène à Paris

Goulam s’est produit à la Cigale, à Paris, le 3 mai. Mais c’est en ligne que son audience se mesure vraiment : il approche les 985 000 abonnés sur YouTube. Pour toujours a passé les 52 millions de vues, On s’en ira les 22 millions — des chiffres qui dépassent largement l’océan Indien et touchent l’Afrique francophone autant que l’Europe.

Le dernier morceau : Sevressa

Son titre le plus récent, Sevressa, est signé avec Says’z. Le clip vient de sortir et cumule déjà des dizaines de milliers de vues. Rien de spectaculaire encore à ce stade, mais une collaboration de plus qui montre comment la diaspora comorienne continue de se construire des ponts artistiques, d’un artiste à l’autre.

Goulam a réussi quelque chose qui n’est pas si fréquent : se faire connaître loin de chez lui sans perdre ce qui vient d’Anjouan. Sa musique le rappelle à chaque morceau.

Auteur de l’article : KAY

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